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C’est l’histoire d’un hamburger qui voulait être un hot-dog.

C'est l'histoire d'un hamburger qui voulait être un hot-dog.

C’est une autre de ces recettes qui s’improvisent avec ce que vous avez dans votre garde-manger, une recette de rebuts. Tout a commencé parce que je voulais faire une vidéo sur la façon dont je fais un chutney à la mangue. Dans ce cas, le chutney sort un peu différent à chaque fois, car il varie principalement en fonction des épices dont je dispose à ce moment-là. C’est une recette d’usage et faite avec des chutes, car je ne la fais que lorsqu’une mangue se perd dans le frigo et je ne jette pas la nourriture !

La vidéo est donc vraiment consacrée au chutney et le truc du perriburguer est né de l’improvisation ou plutôt du manque de prévoyance, puisque j’ai acheté deux hamburgers, mais comme j’étais convaincu d’avoir du pain hamburger, je n’en ai pas acheté d’autres… Dieu merci, j’avais du pain pour chien ! Mon esprit s’est immédiatement mis en marche.

C’est l’histoire d’un hamburger qui voulait être un hot-dog.
Le truc du cheeseburger, ce n’est pas nouveau chez moi ou dans les restaurants. Vous trouverez dans ce blog la recette d’une brochette que j’ai faite mais avec du porc haché et “avec surprise”.

Qu’est-ce que le Chutney ? Origines du Chutney ou chatni
Est-ce une sauce ? Un accompagnement à base de fruits, légumes et épices d’Inde et du Pakistan. Les deux pays prennent souvent des risques, les uns disant que ce terrain leur appartient et les autres disant “des oranges de Chine ! Dans la version anglaise, le chutney est une sorte de confiture ou de marmelade épicée sucrée-salée-agrippée, dans la version indienne, il ne doit pas être cuit, parfois il est consommé cru et d’autres fois il est cuit, en tout cas il peut avoir une texture différente de la confiture. Bien sûr, le résultat peut être consommé froid ou chaud. Le chutney, ou devrais-je dire chatni, qui est le mot indien (hindi) pour le désigner, est servi dans des bols en métal ou des ramequins parmi d’autres chatni et se mange en entrée ou en plat principal, ainsi qu’en accompagnement de viande et de poisson.

C’était une méthode de conservation ; comme vous pouvez l’imaginer, la question était d’éviter que tous les légumes récoltés en saison pourrissent et donc de les avoir à disposition toute l’année. La méthode consiste à empiler les fruits en couches dans un bocal avec de l’huile, de l’eau, du sel et beaucoup d’épices. On la laissait au soleil (soleil de justice) jusqu’à ce qu’elle fermente, une fois la fermentation terminée, puis on fermait le bocal et on le gardait dans un endroit frais et sombre. Les variétés de chutneys sont aussi larges que le vaste territoire indien où chaque région a ses propres légumes et fruits, les recettes varient beaucoup. Le fruit le plus connu est la mangue, ils le font avec la mangue verte et non pelée ! Ils sont fabriqués avec toutes sortes de fruits et légumes : tamarin, noix de coco, mangue, citron vert, coriandre…

En France, nous avons également une coutume de chutney car la Réunion et l’île Maurice ont une importante communauté indienne, ce sont encore des territoires français d’outre-mer. Les Créoles de La Réunion, ont une préparation de légumes, de viande ou de poisson appelée rougaille (qui n’a pas grand chose à voir avec la version française de l’hexagone) qui se décline du tamul Uru-kay, ce même à l’île Maurice s’appelle chatini, du hindi chatni.

Les Anglais ont apporté la recette avec eux de leur colonie bien-aimée, mais bien sûr le climat gris et humide n’était pas propice à la fermentation de quoi que ce soit au soleil… Quel soleil ? Ils ont donc adapté la recette en y ajoutant du vinaigre. Leurs versions “faites maison” ont été réalisées avec les fruits et légumes de leur “home sweet home” et pour remplacer les épices, ils ont utilisé du raifort et de la moutarde, par exemple, ils ont également ajouté des raisins secs. Il est clair que le palais anglo-saxon n’admet pas ou n’admet pas la cuisine très, très chaude. Je dis “admis” dans le passé, car s’il existe un exemple clair de conversion ou de métamorphose culinaire, c’est bien la sauce Picadilly anglaise qui a commencé à être populaire au XVIIIe siècle, aujourd’hui plus forte et moins sucrée. Picadilly dériverait du paco-lilla hindi… Je me sépare ! Il semblerait qu’un Andalou ait inventé la fameuse sauce à marinade !

Avec quoi prenez-vous le Chutney ?
Cette sauce est très polyvalente dans sa composition et peut accompagner de nombreux aliments. Le chutney lui-même, vous n’avez pas à le réchauffer chaque fois que vous en avez besoin. Le chutney à base de fruits se marie parfaitement avec toute préparation chaude de légumes, de viande ou de poisson. Mais avec des plats froids à base de poulet, de porc, de rosbif, de canard ou de pâté… C’est déjà orgasmique !

Ma touche
Comme je le disais, les Indiens utilisent la mangue verte non pelée… Je fais mon chutney avec des fruits mûrs. Je le fais cuire avant de le jeter ! Les épices varient aussi beaucoup chez moi, en fonction de la disponibilité. Je n’ai pas non plus mangé de nigella sativa (absinthe en espagnol), qui ressemble beaucoup au sésame noir, mais ce n’en est pas – cette graine en question a environ trois côtés comme une pipe à trois coquilles – et donne au chutney indien à la mangue un goût très caractéristique. Donc, à la liste des épices que je vais vous donner dans cette recette, vous pouvez ajouter, la coriandre et la graine de nigelle, je change aussi le vinaigre blanc pour du vinaigre de pomme, beaucoup plus sain et au lieu de “huile neutre” (cette expression m’irrite), j’utilise AOVE. La dernière variation est l’ajout de quelques pêches au sirop, pour compléter la recette du patchwork d’aujourd’hui. Cette recette n’est peut-être pas très livresque, mais c’est ce qui s’en rapproche le plus.